Partager l'article ! Le footing : un yoga de l'endurance: Toujours dans la lignée « le quotidien comme pratique spirituelle » : le footing. D ...
D’une manière générale j’aime bien courir, c'est souvent un peu dur de se motiver et de l’inscrire dans la durée mais une fois le pas lancé, l'expérience intérieure est intéressante.
Le temps de se mettre en mouvement, trouver une cadence au niveau de la respiration et je peux descendre en introspection pour faire l’état des lieux interne.
D’abord les appuis : lâcher tout son poids, se laisser porter par le sol dans le rebond de l’élan Conscientisation de la plante
des pieds, souplesse des chevilles, derrière les mollets et les cuisses, fluidité du mouvement etc… Je passe du temps sur les genoux : important. D’ailleurs les coureurs ont souvent des
soucis à ce niveau c’est abusé comme on tient à cet endroit Pour cela j’utilise toujours le même principe :l’INTENTION dans la direction et le lâcher. Pour les genoux par ex c’est la direction de
la rotule en avant qui pli et emmène toute la jambe et non pas la jambe qui se plie Bref pas évident à décrire, c’est à tester et
observer.
Amusant, je n’ai aucune notion d’anatomie mais j’ai toujours un genre de « tableau de corps » qui apparaît ou je peux voir les mouvements squelettiques et musculaires en temps réel, avec les zones de blocages grisées. Pratique !
Du coup j’apprends vraiment à vivre le corps dans le juste empilement prévu pour son utilisation optimal et naturel. Et c’est bien plus facile que se qu’on en fait à force de tension et de volonté.
Le souffle à un grand rôle la dedans (et oui on retrouve toujours les mêmes choses )
Il y a le rythme qui instaure un flux, une concentration dans laquelle on peut s’abandonner. A chaque expire je fonds les tensions dans le hara ou dans un point fictif que je place 50 cm au dessous de mes pieds dans le sol. Partout ou il y a tension, je mets du souffle pour remettre en mouvement la zone dans la respiration globale (réunification). Du coup je chope jamais de point de coté. Si on ne perçoit pas très bien ces mouvements internes, mettre l’intention suffit toujours.
Vient un moment ou l’on est suffisamment décrassé et moins fragmenté et la c’est l’extase totale. (Ca doit correspondre aussi à la sécrétion d’une certaine hormone au niveau physiologique)le décor devient lumineux, fluorescent, tous les sens en peuvent plus, exaltation générale, le vent la foret, la rivière chantent et dansent les gens sont magnifiques, je ne sens plus mon corps, je vol même ! A partir de la je commence à voir des petits être de partout qui en plus me font des grosses blagues (imaginaire fertile, shoot ou réalité ? toujours les mêmes questionnements mais c’est tellement bon qu’après tout peu importe)
S’installe un battement d’énergie, une respiration aurique qui se charge en lumière est relâche des nuages grisés ou verdâtre qui se blanchissent au fur et à mesure. La aussi il y a des stades, des passages de nettoyage et transmutations possibles. Tous repose sur sa capacité à les traverser tous en posant la conscience, l’intention et en s’y abandonnant. Si on refuse ou l’on ne reste pas en contact avec ce qui se présente, le corps manifestera une douleur, une tension qui limitera sa capacité physique ( en général on s’arrête là on peu plus respirer kaput).
Pour la gestion des traversées c’est comme pour le son : l’intention dans le souffle (sans vouloirêtre redondante) puis les aides de la nature qui vont fournir des visions ou sensation pour trouver les passages dans le corps..entre autres.
Applicable à tous les sports qui permettent de garder ce contact intérieur. Bien sur il faudrait être dans cet état de présence et d’alchimie entre l’intention et l’abandon à chaque instant de vie y compris dans la relation au monde.
Ou j’en suis c’est pas intégré ce juste milieu, bonne connexion interne ou extérieur mais les deux en même temps, pas fluide dans l’action.